Les parents reconnaissent les pleurs de leur bébé

Le 18 avril 2013 dans Actualité

Des pleurs reconnaissables

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Article de sante.lefigaro.fr
pleurs
Une étude montre que le père est aussi performant que la mère pour identifier les cris de son enfant au milieu d’autres.


Contrairement à une idée reçue, le père reconnaît aussi bien les pleurs de son bébé que la mère. La reconnaissance n’est pas liée à un quelconque instinct maternel mais au temps passé auprès du nourrisson.


S’ils sont à ses côtés plus de quatre heures par jour, le père et la mère identifient ses pleurs sans peine et leurs «performances» sont parfaitement identiques. En revanche, si l’un ou l’autre passe moins de quatre heures par jour auprès de lui, le mécanisme se dérègle et ils ont du mal à les distinguer des pleurs d’autres enfants.

C’est ce que démontre une série d’expériences pilotées par Nicolas Mathevon, de l’université de Lyon/Saint-Étienne (Nature Communications, en ligne le 16 avril 2013).

«C’est amusant de voir à quel point on a des a priori énormes sur des tas de choses», s’étonne le chercheur. Lors d’une enquête conduite à l’université de Saint-Étienne auprès de 500 personnes, la moitié des gens interrogés estimaient que les parents sont incapables de reconnaître les pleurs de leur bébé parmi d’autres. Et ceux qui pensaient que c’était possible affirmaient que seule la mère en serait capable.

Les pères exclus des études jusqu’à présent

C’est la première fois qu’un bio-acousticien étudie les signaux sonores des tout petits bébés humains d’aussi près. Nicolas Mathevon avait travaillé auparavant sur les hyènes, les otaries, les morses, plusieurs espèces d’oiseaux tropicaux et marins dont les manchots, les crocodiles, les chimpanzés, les poissons. À ce jour, les seules recherches sur les pleurs des bébés avaient une orientation médicale. Elles portaient sur leurs variations en fonction de la douleur exprimée par le nourrisson et leur perception par la mère, les pères étant exclus dans ces études comme s’ils n’étaient pas concernés. [lire la suite sur sante.lefigaro.fr]

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